Le Génome notre logiciel de la vie I

Publié dans L'Etre humain

I- Quelques notions scientifiques



Un élément d’ADN, ce code merveilleux de l’hérédité

Pendant longtemps, les biologistes se sont interrogés au sujet des cellules de reproduction qui sont presque identiques dans leur forme, et qui contiennent les mêmes composantes ; mais elles produisent des millions d’espèces vivantes de tailles, de formes et de couleurs différentes.
La création de tous les organismes vivants démarre toujours à partir d’une seule et unique cellule ; celle-ci se divise en deux, puis en quatre, puis en huit, et ainsi de suite jusqu’à ce que la totalité des cellules nécessaires à la production de l’organisme vivant soit achevée. Leur nombre peut atteindre alors des milliers de milliards, et chacune des cellules produites prend la place qui lui est destinée dans le corps de cet être.


Ce qu’il y a de génial dans ce mode de fabrication, réside dans le fait qu’elle n’a pas besoin de l’intervention d’une force extérieure pour finaliser son processus. Ainsi, la première cellule par laquelle débute l’opération de production a été totalement programmée de manière à ce que les cellules qui en dérivent puissent accomplir toutes  les étapes de fabrication par le processus de divisions successives. Et tout ce dont a besoin cette première cellule après sa mise en place dans un milieu adéquat, est de lui fournir la nourriture suffisante pour produire le reste des cellules. Allah a parfaitement raison en disant dans la Sourate Al Mouminoun, Verset 12-14 :
"Nous  créâmes l’homme d’un extrait d’argile. Puis, Nous en fîmes une goutte de sperme que Nous avons placée dans un abri solide. Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence; et de l’adhérence Nous avons créé une mâchée; puis, de cette mâchée Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l’avons façonné en une autre créature. Gloire à Allah le Meilleur des créateurs!"


Dès le départ, le soupçon des biologistes s’était porté sur l’Acide Désoxyribonucléique (ADN) qui se trouve dans le noyau de la cellule. Il a été découvert en 1869 par un médecin suisse le Docteur Friedrich Miescher. Ils pensaient qu’il était responsable de la transmission des caractéristiques héréditaires d’une génération à une autre. En 1953 deux autres biologistes Francis Crick et James D. Watson ont pu déterminer la composition de l’ADN en utilisant les rayons X. Ils ont trouvé que toutes les caractéristiques des organismes vivants sont écrites en langage numérique, sur une longue et fine bande d’ADN sauvegardée dans le noyau de la cellule ; celui-ci est si petit qu’il ne peut être vu avec le microscope optique le plus puissant.


Avec cette grande découverte, ces deux scientifiques ont pu dévoiler l’un des plus grands secrets de la Vie à savoir : la voie par laquelle se transmettent les caractéristiques héréditaires des organismes vivants vers les nouveaux êtres produits, ainsi que la façon avec laquelle sont fabriqués de nouveaux organismes à partir d’une seule cellule. Une fois que les biologistes avaient commencé à étudier la composition de l’ADN et le mode qu’il utilise pour sauvegarder les données héréditaires et les mécanismes pour exécuter le programme selon lequel ces informations sont enregistrées, ils ont découvert que l’ADN recèle des secrets ou plutôt des miracles que les plus grands cerveaux humains auraient du mal à déchiffrer. Cet aveu a été fait par Francis Crick qui a obtenu en 1962 le prix Nobel en physiologie avec la collaboration de son collègue pour leur découverte de la composition de l’ADN. Il a déclaré dans son livre  "La nature de la vie" : « Tout Homme honnête armé de toutes les connaissances dont nous disposons aujourd’hui, ne peut rien dire d’autre, que de reconnaître que le commencement de la vie s’apparenterait à un phénomène proche du miracle. »


Ce qui a le plus suscité l’étonnement des biologistes au sujet de l’ADN c’est que le langage avec lequel les instructions de reproduction des organismes vivants a été écrit, est le même que celui utilisé par les ordinateurs numériques pour sauvegarder toutes sortes d’informations dans leurs mémoires et pour exécuter leurs programmes. Cette grande découverte a entraîné une réelle  transformation des concepts relatifs à la manière par laquelle les organismes vivants ont été créés sur terre.  Cette découverte a provoqué un véritable choc à la théorie de l’évolution 


Ce choc est dû  au fait qu’il est impossible de transformer la moindre partie d’un organisme vivant, quelle que soit sa simplicité, si ce n’est  par la transformation des informations numériques écrites sur cette bande ADN. Cela signifie que l’opération de transformation de n’importe quel organisme vivant en un autre nécessiterait la réécriture ou la modification du programme de fabrication numérique enregistré dans  son ADN. Ceci est en contradiction totale avec les perceptions de Darwin en matière d’évolution des organismes vivants. Par ailleurs, il est impossible qu’un homme sensé puisse croire que le hasard qui n’a aucune logique aurait créé ce langage numérique pour fabriquer des organismes. La compréhension de ce procédé super intelligent n’a pu se faire qu’à notre époque, car sa mise en  œuvre  nécessite la fabrication de composants très complexes et infiniment petits à l’intérieur des cellules de ces êtres vivants.


En utilisant les microscopes électroniques, les biologistes ont pu découvrir la structure de l’ADN et ont pu voir à quel point sa composition était fragile. Et pour montrer cette fragilité, voici quelques chiffres concernant l’ADN humain : sa longueur totale atteint environ deux mètres ; elle est répartie sur 46 chromosomes, sa largeur est de deux nanomètres seulement (un nanomètre est égal à un milliardième de mètre). Cela revient à dire que le diamètre d’un cheveu humain est cinquante mille fois plus gros que celui de l’ADN.


La méthode d’écriture des instructions pour la création des êtres vivants est identique au langage utilisé pour le stockage des différentes informations dans les ordinateurs numériques.


Le rapport entre la largeur et la longueur de ce ruban est très faible. On ne peut trouver ce rapport dans aucun ruban naturel ou artificiel ; ce qui signifie qu’il est extrêmement fragile. Si l’on venait à l’agrandir pour que son diamètre soit  égal à celui d’un cheveu humain sa longueur atteindrait alors cent kilomètres. Et pour mettre ces longs et fins rubans à l’intérieur du noyau de la cellule dont le diamètre ne dépasse pas quelques micromètres (un micromètre équivaut à un millionième de mètre), il faut les plier des centaines de milliers de fois. Ceci est dû au fait que la longueur du ruban  dépasse d’un demi-million de fois le diamètre de la cellule.


Il est évident que le pliage de ces rubans ne se fait pas de manière anarchique  ; sans quoi, ils s’enchevêtreraient et ils ne pourraient plus accomplir leurs tâches. En effet, chaque partie de l’ADN contient des informations héréditaires précises responsables d’une fonction précise dans l’opération de fabrication de l’être vivant.


On attraperait pratiquement une migraine en réfléchissant à la manière avec laquelle ces rubans longs et fragiles ont été enroulés et comment ils ont été insérés dans un noyau aussi petit et de telle sorte que l’on puisse atteindre chaque code qui porte les instructions nécessaires à la fabrication de l’organisme vivant.


Si une seule erreur intervenait dans l’un des codes de fabrication des protéines par exemple, cela conduirait la plus part du temps à l’incapacité de cette protéine à accomplir sa fonction. Ceci signifie que ces rubans ont été enroulés de telle façon à ce qu’aucune erreur dans la lecture des instructions écrites ne se produise . Autrement, il ne serait pas possible de produire des millions d’organismes vivants chaque jour avec les mêmes caractéristiques originelles.


Les scientifiques ont été très surpris  par la manière extrêmement intelligente avec laquelle ce ruban a été enroulé ; elle permet la lecture de toutes les instructions écrites dessus de manière directe et sans aucune confusion. Ces rubans ont été enroulés sur la surface du cylindre des protéines dont le diamètre atteint tout juste 30 nanomètres et la longueur ne dépasse pas un micromètre. Le nombre d’enroulements du ruban sur chaque cylindre atteint 100 000 tours. Les scientifiques appellent ces rubans enroulés des chromosomes ; leur nombre varie entre un chromosome dans les virus et bactéries, et plusieurs dizaines de chromosomes dans les êtres vivants de plus grande taille.


Le ruban héréditaire a été enroulé d’une façon extrêmement intelligente ; il est ainsi possible de lire toutes les instructions inscrites dessus, directement et sans la moindre confusion.


Cette manière intelligente d’enrouler ce ruban sur la surface du cylindre assure l’exposition de chacune de ses parties à la lecture des instructions inscrites dessus  par les composants de la cellule responsables de la transmission des commandes émises par ce ruban. De plus, cet enroulement, facilite la production de nouvelles copies du ruban pour les nouvelles cellules. Et cette opération de recopie se répète des millions ou des milliards de fois dans la vie d’un être vivant.


Le génome est formé de deux rubans latéraux constitués de deux molécules l’une de sucre et l’autre de phosphate. Ces rubans sont reliés  à des intervalles réguliers par les bases héréditaires  à l’image des marches d’un escalier.


Chaque marche  est composée de deux bases ou nucléotides baptisées par des lettres dites héréditaires. Ces dernières sont couplées par deux (AT ; G-T) et sont collées entre elles et aux deux rubans adjacents par des molécules de sucre . Afin que le ruban prenne le moins de place possible à l’intérieur de la cellule, il a été enroulé en hélice sur le cylindre des protéines. On a pu mesurer la distance séparant les marches et trouvé qu’elle était égale à un tiers de nanomètre, ce qui signifie qu’un seul centimètre du génome contient près de trente millions de bases héréditaires.


Comparée à la densité des données numériques stockées sur les disques magnétiques ou les disques optiques modernes, cette densité du stockage est gigantesque. En effet, avec la meilleure qualité de  disque moderne, la densité de stockage atteint un demi-million de caractères binaires  par centimètre : la largeur de ce disque est égale à 20 fois celle du génome. Et pour se rendre compte de la grandeur de cette densité, on doit se rappeler que le génome humain est formé de 6 milliards de bases héréditaires, stockées dans un espace que l’on ne  peut voir qu’avec des microscopes optiques. Et si l’on écrivait ces bases en utilisant les lettres de l’alphabet,  elles nécessiteraient un million de pages. Un biologiste a donné une image symbolique pour expliquer cette densité en disant : "l’espace qu’occuperaient les génomes de tous les organismes vivants depuis leur existence sur Terre, ne dépasserait pas la mesure d’une petite cuillère à café !"


L’écriture numérique des informations héréditaires de cette manière et avec cette  forte densité est  considérée comme l’un des miracles de la Vie. Mais ce miracle  n’est rien en comparaison avec le miracle que représente la lecture de ces informations sur le génome par les composants de la cellule.


Pour pouvoir lire ces bases en utilisant la lumière visible, il faudrait que la longueur d’onde lumineuse focalisée sur elles, soit inférieure à la distance séparant deux bases juxtaposées,  soit, un tiers de nanomètre. En sachant que la longueur de l’onde utilisée dans le système optique de laboratoire, varie entre 500 et 700 nanomètres, l’impossibilité de lire ces informations en utilisant des microscopes optiques apparaît évidente.


Pour pouvoir lire ces informations, il est nécessaire d’utiliser des ondes électromagnétiques à des fréquences bien supérieures à celles des ondes optiques ; ceci, pour avoir une longueur d’onde proche de la distance entre les bases héréditaires.


Avec l’invention des microscopes électroniques qui utilisent les électrons au lieu de la lumière comme moyen d’observation, les scientifiques ont pu lire les informations stockées sur les génomes des différentes espèces  vivantes et notamment celles de l’être humain. En effet,  ils viennent seulement d’achever la lecture de l’ensemble du génome dans le cadre des travaux de ce qu’on a appelé "le Projet du Génome Humain".


Il  faudrait préciser que ce que  les scientifiques ont fait dans ce Projet  n’est rien d’autre que de tracer les séquences des bases du génome et de préciser leur place dans les différents gènes. Quant aux programmes et informations relatifs aux spécifications héréditaires de l’être humain et le mode de fabrication des organes à partir d’une seule cellule, il leur reste un long chemin à parcourir  afin de résoudre toutes les énigmes en suspens. Ce qui a étonné les scientifiques c’est le fait que le code génétique dans tous les organismes vivants est écrit avec les mêmes bases. Elles ne sont que de 4 types et elles  sont représentées par 4 sortes de molécules organiques  faites de quatre atomes : le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote.


Et pour que la distance entre les deux brins du génome reste constante, à chaque grosse molécule, une seule molécule de petite taille est associée. Ceci signifie que chaque base du code génétique est le complément de l’autre. Ainsi, les informations communiquées par les bases liées à l’un des brins sont les mêmes que celles transmises par les bases liées à l’autre.


La complémentarité entre les lettres du code génétique constitue le secret qui permet au génome de reproduire de lui-même  ses propres copies. Une fois les deux brins séparés l’un de l’autre, il est possible à chacun d’eux de former  son complément en attirant les protéines qui lui manquent et qu’il avait fabriquées auparavant ; il en prend en quantité suffisante pour fabriquer sa nouvelle copie.


La longueur du code génétique a été déterminée avec une grande précision. Il est apparu que le nombre d’acides aminés nécessaires pour fabriquer toutes les protéines dans les organismes vivants, est de 20. Et puisque le génome est le donneur d’ordre de cette fabrication, il faut qu’il y ait 20 codes au moins, afin de les représenter dans le dictionnaire du code génétique.


Si la longueur du mot génétique était composé d’une ou deux lettres (ou bases) seulement,  la longueur des mots qui résulteraient de leur combinaison aurait été de 4 dans le premier ou de 16 dans le second ; ces nombres n’auraient jamais suffi  pour représenter les 20 acides aminés.


Et bien qu’il existe un excédent dans le nombre de mots que procure un code à trois lettres, le surplus de mots a été utilisé de manière habile en affectant plus d’un code à certains acides aminés importants, et ce, dans le but de réduire la probabilité d’erreur lors de la copie des informations du génome. C’est la même méthode que l’on utilise pour minimiser le risque d’erreur lors de la transmission de données dans les systèmes numériques modernes.


A côté des codes utilisés pour représenter les acides aminés, il existe dans le dictionnaire du génome un seul mot pour déterminer le début de la séquence de l’écriture des instructions et trois mots pour en préciser la fin. Sans cela, la suppression d’une lettre ou deux qui affecterait le commencement correct de la phrase, provoquerait la destruction de l’ensemble des informations qui y résident.


On peut se demander alors, pourquoi le nombre de bases du codage choisi a été de 4, ni plus ni moins. Celui qui travaille dans le domaine du codage des informations, sait que le nombre minimal  de caractères nécessaire est de 2 ; et l’on considère  que le système binaire est l’un des plus simples.  Il  est utilisé pour traiter et sauvegarder les données dans les ordinateurs  et les systèmes de transmissions numériques.


Puisque le nombre de caractères utilisés dans le codage des données héréditaires est de 4, on peut se poser une question  légitime à savoir : pourquoi ne pas avoir choisi un système binaire ou à trois lettres au lieu du système à quatre. Pour répondre à cette question, on doit se rappeler qu’il existe de nombreux facteurs que le concepteur d’un système de codage doit prendre en considération lorsqu’il choisit le nombre de caractères pour son système.


Or, le volume  qu’occupe le génome dans chaque cellule des organismes vivants est le facteur le plus important que le concepteur du code doit prendre en considération  pour choisir le nombre de caractères. Si l’on avait choisi un système binaire, la longueur du code aurait été de cinq lettres au lieu de trois dans le système à quatre  caractères. Cela signifie l’augmentation de la longueur du génome et par conséquent son volume  aurait presque le doublé. Par ailleurs, l’opération de copie qui se produit lors de la division de chaque cellule prendrait plus de temps et le nombre d’agents de production des protéines dans la cellule aurait également doublé à cause de l’augmentation du code.


Un connaisseur des systèmes de codage peut objecter en disant que la longueur du code dans le système à trois lettres est de trois, soit la même longueur que pour le code à quatre lettres. Cela signifie que les deux systèmes ont les mêmes caractéristiques et surtout occupent le même espace  pour les données. Pourquoi n’a-t-il pas été choisi alors, comme système de codage ? Nous allons montrer dans ce qui suit que le nombre de lettres utilisées dans le système de codage pour les organismes vivants doit être pair et non impair ; ce qui sous-entend que le système à trois lettres ne peut en aucun cas être utilisé comme système de codage.


La condition de compatibilité ou de complémentarité entre les lettres de codage, explique pourquoi le nombre de ces caractères doit être pair et non impair. En effet, si ce nombre était impair, l’une de ses lettres resterait sans  correspondant complémentaire, et c’est pour cela que le système de codage à trois lettres a été exclu et que le système de codage à quatre a été retenu.


C’est dans cette condition de complémentarité que réside le secret de l’opération de recopie spontanée des acides aminés pour sauvegarder les données nécessaires à la fabrication  des différents organismes vivants.


Il faudrait préciser ici que l’utilisation du système de codage pour sauvegarder les données est une opération purement rationnelle qui ne peut en aucun cas, se produire par hasard. Ce que le hasard peut faire, à la limite, serait de rassembler des ingrédients pour fabriquer un produit plus complexe. Mais de là à créer une telle représentation mathématique, cela  ne peut être accepté par aucune logique.


Celui qui croit que le hasard est responsable de la création de cette méthode numérique pour sauvegarder les données, n’est pas conscient du volume des tâches que le hasard doit accomplir pour que ce mécanisme puisse fonctionner comme il se doit. La première de ces tâches est de préciser la longueur du code de telle sorte que chaque acide aminé possède son propre code ; et ceci ne peut se produire qu’après avoir connu le nombre d’acides aminés que l’on désire représenter, le nombre et les types de lettres utilisées dans ce code.


Et puisque le hasard n’est  doué d’aucune intelligence, il ignore  complètement le nombre d’acide aminés utilisés pour fabriquer les protéines et ignore le nombre et les types de lettres utilisées pour construire les codes héréditaires. Par conséquent, le hasard ne peut en aucun cas arriver à connaitre d’avance, la longueur du code.


Par ailleurs, l’opération de recopie spontanée des données héréditaires, ne peut être inventée que par un être rationnel intéressé par la sauvegarde de ces données pour des objectifs ultimes qu’il désire accomplir ; et je ne crois pas que le hasard soit intéressé par  une telle finalité. Le plus grand secret de la Vie réside dans la capacité du génome à produire par lui-même sa propre copie et c’est par ce secret que les cellules peuvent reproduire d’elles-mêmes leurs propres copies et que les êtres vivants peuvent se reproduire.


Sans cette propriété unique du génome, la vie sur terre n’aurait pas pu durer depuis des  milliards d’années et  tant qu’Allah le voudra. Ainsi les informations héréditaires nécessaires  à la fabrication de n’importe quel être vivant, sont issues de la production d’une copie conforme du génome dans chaque cellule avant sa division en deux.


Si un organisme vivant disparaît de la surface de la terre, l’ensemble des êtres humains ne pourraient le recréer même s’ils arrivaient à connaître tous les détails de son code génétique. Allah dit avec raison dans la Sourate El Hadj Versets 73-74 :
"O ! Etres Humains, un exemple vous est donné  écoutez-le donc: ceux que vous priez en dehors d’Allah, ne pourront jamais créer une mouche, même s’ils venaient à s’y associer tous ensemble. Et si la mouche venait à leur subtiliser quelque chose, ils ne pourront la lui reprendre. Et le demandeur et la chose demandée sont si peu. Ils n’accordent point à Allah, sa juste valeur ; Allah est certainement Fort et Noble."


Quand le génome donne ses ordres à la cellule pour qu’elle se divise en deux, il doit d’abord donner des ordres pour fabriquer toutes les molécules nécessaires afin de bâtir un nouveau génome qui sera déposé dans une des deux cellules. Par exemple, l’opération de fabrication d’un nouveau génome dans l’une des cellules du corps humain, demande à la cellule de fabriquer 6 milliards de molécules de sucre et six milliards de molécules de phosphates afin de bâtir les deux brins, et de là, bâtir 6 milliards de bases héréditaires dans des proportions précises  pour les quatre sortes de bases. Il donne en parallèle, l’ordre pour la  fabrication des cylindres de protéines sur lesquelles le nouveau génome va s’enrouler.


Cette formidable quantité de molécules doit être fabriquée et sauvegardée à l’intérieur du noyau de la cellule dont le diamètre ne dépasse pas un micromètre.


Le simple fait de fabriquer les molécules à partir desquelles le génome est bâti avec le nombre et les variantes nécessaires, est un miracle en soi. Mais ce miracle n’est rien en le comparant à la manière avec laquelle le génome est bâti à partir de ces molécules.


Le génome commence l’opération de fabrication de sa nouvelle propre copie, après s’être assuré de la disponibilité du nombre nécessaire de molécules qui vont constituer le nouveau génome. Une enzyme spéciale va ouvrir l’un des côtés du génome et séparer les deux brins latéraux avec ce qu’ils portent comme bases héréditaires. A partir de là, d’autres enzymes vont construire des brins nouveaux et y fixer les nouvelles bases héréditaires, de sorte que ces nouvelles bases  complètent les anciennes, qui sont restées reliées  aux anciens brins.


Ainsi, chaque nouveau brin s’unit avec un ancien, pour former deux nouveaux génomes héréditaires contenant chacun  un nouveau et un ancien brin.


L’opération de recopie des données de l’ancien génome et leur stockage dans le nouveau s’effectue à une vitesse relativement élevée ; elle varie entre 1000 bases à la minute pour l’être humain, et un million pour les bactéries. Et ce, contrairement à ce que l’on pourrait penser. En effet, le volume des informations stockées dans le génome humain est, des milliards de fois supérieur  à celui d’une bactérie. On serait tenté de penser que la vitesse de recopie des cellules humaines devrait être supérieure à celle des bactéries.


Mais Celui qui a déterminé la vitesse de recopie est  l’Omniscient et non pas le hasard ! Le Glorieux, sait mieux que quiconque,  que diminuer la vitesse de recopie pour l’être humain avait pour but de diminuer le taux d’erreur  de transmission des données. En effet, on sait que le taux d’erreur augmente avec la vitesse de copie.


A vitesse élevée, la recopie des génomes des bactéries,  s’achève en quelques minutes. Mais la recopie du génome humain à raison de mille bases à la minute nécessite près de 6 ans et cela signifie que fabriquer l’être humain complet à partir de sa première cellule nécessiterait près de 300 ans.
Mais avec le pouvoir de Celui qui a créé toute chose, et l’a parfaitement déterminée, la durée nécessaire au génome humain pour produire une copie de lui-même, ne dépasse pas en fait une demi-heure. Cela a été rendu possible en effectuant l’opération de recopie de tous les chromosomes en parallèle  et dans un grand nombre d’endroits. De cette manière intelligente, la durée de fabrication d’un nouvel être humain à partir d’une seule cellule a été réduite de 300 ans à 9 mois.


Allah a parfaitement raison en disant dans la  Sourate Al Mursalat, Versets 20-23 :
"Ne nous vous avons pas créés à partir d’un liquide dédaignable, et nous l’avons déposé dans un lieu de séjour sûr, jusqu’à un terme défini ; c’est donc Nous qui l’avons déterminé. Et Nous sommes Le plus Capable !"


Les scientifiques ont trouvé que le taux moyen d’erreurs dans la reproduction des données lors de la copie des génomes dans les cellules humaines peut atteindre une erreur pour mille  lettres. Et si l’on compte le nombre total d’erreurs susceptibles de se produire dans tout le génome il peut atteindre 3 millions. Mais les choses ne s’arrêtent pas là. L’opération de fabrication de l’être humain à partir d’une seule cellule demande la répétition de cette opération de recopie après division pour près de 100 000 milliards de cellules.


Partant de là, le nombre total des erreurs dans les génomes présents dans le corps humain va atteindre  à la fin de sa constitution, 150 millions d’erreurs, soit un taux d’erreurs de 5% du nombre total des bases héréditaires du génome humain. Ce taux élevé d’erreurs conduirait à l’échec de l’opération de fabrication du corps humain dans sa totalité. Mais par la miséricorde  d’Allah et sa compassion envers cet être et envers les autres créatures vivantes,  Il a conçu un système dont la fonction est de corriger les erreurs survenant lors de l’opération de recopie. Ainsi, après la production d’une nouvelle copie du génome humain, un ensemble d’enzymes se mettent à la recherche des erreurs et à les corriger.


Les scientifiques ont trouvé que le taux moyen d’erreur après correction baisse jusqu’à une seule erreur  par million de bases, au lieu d’une erreur pour mille bases, avant correction. Autrement dit, le total des erreurs sur l’ensemble les génomes héréditaires est réduit à un million et demi seulement.


En conclusion

L’existence d’un système de correction d’erreur lors de l’opération de copie des génomes réfute totalement  l’argument des évolutionnistes qui prétendent que le hasard serait le créateur de la Vie sur terre. Et si le processus de création des êtres vivants était  laissé au hasard, je ne crois pas que celui-ci se soucierait de la survenue de telles sortes d’erreurs sur les génomes copiés ou se  soucierait du fait que ces êtres vivants naissent déformés ou même morts.
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Pour lire d’avantage du même auteur : www.mansourabbadi.maktoob.com

A suivre ...

Bibliographie
1-    Le début de la création dans le Saint Coran
Par Dr. Mansour Al-Abbadi ; Dar Al-Falah pour l’édition et la distribution, Amman – Jordanie 2006
2-    La nature de la vie
Par Francis Krik, traduction Ahmed Moustajir – Alam Al-Maarifa ; Koweït 1988
3-    Le Génome (l’auto-conduite de l’espèce humaine
Par Math Ridly ; traduit par Ibrahim Fahmi – Alam Al-Maarifa 2001 - Koweït
4-    Le code héréditaire de l’Homme
5-    Par : Daniel Kivless et Lerwy Houd ; traduction de Ahmed Moustjir, Série Alam Al-Maarifa 1997 Koweït
6-    Revue des Sciences américaine : "Découverte des mollécules de la vie" – Numéro spécial : "Les sciences du 20ème siècle ;  1991

Traduit par : Dr. Mériem Fergani
Adapté par : Mohammed Messen

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